Le Sud-Coréen Tom Kim a remporté samedi le tournoi individuel de golf des Jeux asiatiques d’Aichi-Nagoya. Son titre lui vaut aussi une exemption du service militaire obligatoire dans son pays.

Une dernière carte de 64 pour s’imposer
Tom Kim a conclu les quatre tours à 18 coups sous le par, avec un total de 262. Une dernière journée bouclée en 64, soit six coups sous le par, lui a permis de gagner avec trois longueurs d’avance au Kasugai Country Club, près de Nagoya.
Le Japonais Kazuki Higa, le Chinois Ding Wenyi et le Thaïlandais Sadom Kaewkanjana ont terminé à égalité derrière lui avant un barrage pour l’argent et le bronze. Les résultats ont été rapportés samedi par Reuters et confirmés par Associated Press.
Une médaille aux conséquences particulières
En Corée du Sud, les hommes aptes doivent généralement effectuer environ dix-huit mois de service militaire. Une médaille olympique, quelle qu’en soit la couleur, ou un titre aux Jeux asiatiques permet aux sportifs de bénéficier d’une exemption. Cette règle donnait donc au tournoi de Kim un enjeu très différent de celui d’une compétition ordinaire.
Le joueur de 24 ans a insisté sur la dimension collective de son succès, expliquant qu’il était surtout fier de rapporter une médaille à son pays. Déjà quadruple vainqueur sur le PGA Tour, il avait traversé le Pacifique après la Presidents Cup pour participer au tournoi japonais.
L’argent par équipes pour la Corée du Sud
La Corée du Sud n’a pas remporté le classement par équipes. Associé à Mun Do-yeob et Kim Seong-hyeon, Tom Kim a décroché l’argent derrière la Chine. Dans ce classement, seuls les deux meilleurs scores des trois joueurs étaient retenus chaque jour.
Ce résultat signifie que le titre individuel de Kim est décisif pour son exemption personnelle. Ses coéquipiers qui n’avaient pas déjà effectué leur service ne bénéficient pas automatiquement de la même mesure grâce à l’argent collectif.
Un succès qui relance le débat sud-coréen
Le système d’exemption, créé il y a plus de cinquante ans pour récompenser les performances servant le prestige national, fait régulièrement débat en Corée du Sud. Ses défenseurs estiment qu’une interruption de carrière peut pénaliser durablement les sportifs de haut niveau. Ses critiques jugent que le dispositif crée une différence de traitement avec les autres citoyens.
Sur le plan sportif, Kim repart surtout avec l’un des titres majeurs de sa carrière. Son score de 18 sous le par et son avance de trois coups témoignent d’une victoire nette après quatre journées de stroke play.
