L’Inspection générale de la police nationale enquête après la diffusion d’une vidéo montrant l’interpellation d’une adolescente de 14 ans à Metz. Les images avaient entraîné des accusations d’agression sexuelle contre un policier. Mais mardi 6 octobre, le parquet a indiqué que la jeune fille, entendue par l’IGPN, avait déclaré ne pas avoir subi de violence ni d’agression sexuelle lors de son interpellation.
Une vidéo massivement relayée
La séquence diffusée sur les réseaux sociaux montre un policier en civil au côté d’une adolescente interpellée. Sur certaines images, il semble toucher ses cheveux et sa poitrine. Ces quelques secondes ont rapidement suscité des accusations publiques très graves.
Le procureur de Metz, David Touvet, a ouvert une enquête et saisi l’IGPN afin d’authentifier la vidéo, d’analyser le contexte complet de l’interpellation et d’établir s’il existait ou non des faits pouvant relever d’une agression sexuelle sur mineure.
L’adolescente réfute l’agression sexuelle
Entendue mardi par l’IGPN, la jeune fille a « réfuté tout acte de violence et tout acte d’agression sexuelle sur sa personne dans le cadre de son interpellation », selon le communiqué du parquet. Son représentant légal, également entendu, n’a pas déposé plainte.
Cette déclaration constitue un élément majeur du dossier. Elle n’entraîne toutefois pas automatiquement la fermeture immédiate de l’enquête : les investigations se poursuivent afin de vérifier l’ensemble des circonstances et notamment d’identifier l’auteur de la diffusion de la vidéo.
Le policier porte plainte pour diffamation
Le fonctionnaire de police visible sur la vidéo a déposé plainte pour diffamation publique envers un dépositaire de l’autorité publique. Le parquet indique que cette plainte a été jointe à l’enquête en cours.
Le dossier illustre la difficulté de tirer des conclusions définitives à partir d’une courte vidéo virale. Les images peuvent justifier une enquête et des questions légitimes, mais le contexte, les témoignages et l’audition des personnes concernées restent indispensables avant d’affirmer qu’une infraction a été commise.
Un contexte très tendu autour des interventions policières
L’affaire de Metz intervient alors que plusieurs enquêtes de l’IGPN ont été ouvertes depuis le début du mouvement lycéen. Certaines concernent des blessures graves de mineurs ; d’autres portent sur les conditions d’interpellation ou d’usage de la force.
À Metz, le fait confirmé à ce stade est donc double : l’IGPN enquête toujours, et l’adolescente a déclaré ne pas avoir subi l’agression sexuelle évoquée sur les réseaux sociaux. La décision finale appartiendra au parquet après réception de l’ensemble de la procédure.
