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Sophie Adenot a quitté l’ISS : un retour sur Terre prévu jeudi au large de la Californie

Sophie Adenot en combinaison Dragon à bord de l’ISS, visage et casque entièrement visibles
Sophie Adenot en combinaison Dragon, portrait publié le 6 octobre 2026 avant son départ de l’ISS. © ESA/NASA – Anil Menon. Source ESA — réutilisation éditoriale autorisée.

Sophie Adenot a quitté la Station spatiale internationale ce mercredi 7 octobre 2026. La capsule Dragon qui transporte l’astronaute française et ses trois compagnons de Crew-12 s’est désamarrée à 14 h 05, heure de Paris. L’amerrissage au large de la Californie reste prévu jeudi 8 octobre, vers 17 h 34 : le départ est confirmé, le retour sur Terre n’a pas encore eu lieu.

Quatre astronautes ont commencé le voyage de retour

Le bulletin opérationnel publié par la NASA ce 7 octobre confirme la séparation avec le port supérieur du module Harmony. À bord se trouvent les Américains Jessica Meir et Jack Hathaway, la Française Sophie Adenot, astronaute de l’Agence spatiale européenne, et le Russe Andrey Fedyaev. Ce départ marque une étape concrète de la rotation des équipages de l’ISS, après près de huit mois de mission.

La date compte autant que l’heure : les horaires américains sont exprimés en EDT, avec six heures de décalage par rapport à Paris ce 7 octobre. Le désamarrage annoncé à 8 h 05 aux États-Unis correspond donc à 14 h 05 en France métropolitaine. La NASA a publié son compte rendu après l’opération ; il ne s’agit plus d’une simple annonce de départ programmé.

Un amerrissage visé jeudi, sous réserve des conditions

Le prochain rendez-vous public est fixé au jeudi 8 octobre. La NASA prévoit la reprise de sa couverture complète à 16 h 20, heure de Paris, avant un amerrissage attendu vers 17 h 34 dans le Pacifique, au large de la Californie. Ces horaires restent prévisionnels. NDTV Profit rappelle que la disponibilité du vaisseau, celle des moyens de récupération et les conditions météorologiques et maritimes interviennent dans le calendrier.

Pendant le trajet, le suivi des échanges radio entre les astronautes et les équipes au sol se poursuit. Pour le public, cette phase peut paraître moins spectaculaire qu’un lancement, mais elle sépare deux événements différents : quitter la station et être récupéré après la descente. La confirmation du premier ne permet pas d’annoncer le second comme accompli.

La rentrée atmosphérique, une séquence à part entière

Dans sa présentation du retour publiée le 6 octobre, l’ESA décrit plusieurs manœuvres destinées à éloigner Dragon de la station avant la descente vers la Terre. La capsule doit ensuite traverser l’atmosphère, où son bouclier thermique protège l’équipage du plasma chaud qui se forme devant le véhicule. L’agence évoque des températures pouvant atteindre 1 600 °C pendant cette phase.

Après l’amerrissage, une équipe de récupération doit prendre en charge les quatre membres d’équipage. Le retour ne se résume donc pas au moment où la capsule touche l’eau : les opérations en mer, les premiers contrôles et le transfert vers la terre ferme font partie de la même chaîne. À l’heure de publication, cette séquence demeure à venir.

Une mission scientifique de près de huit mois

Sophie Adenot avait décollé le 13 février 2026 pour sa première mission spatiale, baptisée εpsilon. L’ESA présente un programme couvrant notamment la biologie, les matériaux, la physique des fluides et les recherches liées à la santé. L’astronaute a également participé à des essais technologiques, parmi lesquels l’impression métallique en trois dimensions en orbite.

Le CNES donne une mesure plus concrète de cette activité : plus de 200 expériences scientifiques réalisées à bord, dont plusieurs préparées ou suivies par le Cadmos, à Toulouse. Sept ont été conçues spécialement pour sa mission. Ces chiffres décrivent le travail mené en micropesanteur ; ils ne constituent pas, à eux seuls, un bilan des résultats ou de leurs applications.

Des sorties dans l’espace et un lien avec les élèves

Le CNES souligne aussi les trois sorties extravéhiculaires de l’astronaute pour des opérations de maintenance de la station. Il indique qu’elle a établi, le 3 septembre, un nouveau record européen de durée pour une mission continue dans l’espace. Ces activités s’ajoutent au programme d’expériences et aux tâches quotidiennes indispensables au fonctionnement du laboratoire orbital.

L’expérience éducative ChlorISS a, elle, associé 260 000 élèves en France, selon le CNES. Cette participation donne à la mission une dimension qui dépasse l’équipage : des classes ont pu travailler autour d’un projet scientifique relié à l’ISS. Le départ du 7 octobre clôt le séjour dans la station, sans clore le suivi de ces travaux.

Après le vol, la mission continue au sol

L’ESA explique dans son dossier sur les retours d’astronautes que l’arrivée sur Terre ouvre une phase de contrôles médicaux, de réadaptation et de recherche. Après des mois en micropesanteur, retrouver la gravité demande un accompagnement. Les mesures effectuées rapidement après le vol permettent aussi d’étudier la réponse du corps au changement d’environnement.

Cette prise en charge s’organise autour du Centre européen des astronautes, à Cologne, et de l’installation voisine :envihab, exploitée par le DLR allemand. Des débriefings opérationnels permettent parallèlement de transmettre aux ingénieurs et aux équipes de mission les observations accumulées en orbite. Pour εpsilon, l’amerrissage sera donc un jalon majeur, suivi d’un travail scientifique et médical au sol.

Sources

NASA, confirmation du désamarrage, 7 octobre 2026 ; ESA, calendrier et mission, 6 octobre 2026 ; CNES, retour et bilan de la mission ; ESA, suivi après le vol, 28 septembre 2026 ; NDTV Profit, calendrier du retour, 7 octobre 2026.

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