Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré lundi que des installations énergétiques avaient été frappées après l’annonce par Donald Trump d’une trêve entre la Russie et l’Ukraine visant ces infrastructures. Moscou n’a pas confirmé l’existence d’un accord : le Kremlin indique que des discussions se poursuivent. Les alliés européens de Kyiv ont exprimé leur scepticisme.

Kyiv affirme que des sites énergétiques ont été visés
Zelensky a déclaré que des frappes avaient touché au moins six cibles énergétiques au cours de la nuit et de la matinée. Il a notamment mentionné une installation de production de gaz et une station-service atteintes par des drones. Reuters rapporte également des frappes meurtrières sur plusieurs villes ukrainiennes, dont Kharkiv.
Le dirigeant ukrainien a dit que son pays était prêt à respecter une trêve sur les infrastructures énergétiques si la Russie en faisait autant. Il a affirmé que Kyiv n’avait pas attaqué de raffineries russes pendant la nuit.
Le Kremlin ne confirme pas de cessez-le-feu
Donald Trump avait annoncé que les deux pays avaient accepté de ne plus viser leurs systèmes énergétiques. Selon Reuters, Kyiv et ses alliés européens ont été surpris par cette déclaration, qui n’avait pas été confirmée par les deux belligérants. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a indiqué que des échanges étaient en cours, tout en affirmant que Moscou ne voulait pas d’un cessez-le-feu temporaire et cherchait une paix durable.
L’Union européenne a annoncé lundi de nouvelles sanctions contre la Russie. À ce stade, les déclarations publiques des différentes parties ne permettent pas de conclure qu’une trêve énergétique opérationnelle a été conclue.
