Audience du vendredi 6 novembre 2026 — compte rendu publié le 7 novembre. Cet article évoque des violences mortelles sur une enfant.
Photo d’archive du 18 septembre 2011 : palais de justice de Blois. Chatmouettes / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Ne représente pas une audience de novembre 2026. Recadrage d’affichage.
La cour d’assises du Loir-et-Cher a entendu vendredi Halima El Bakhti, la mère d’Inass Touloub, retrouvée morte au bord de l’autoroute A10 le 11 août 1987. Elle a reconnu avoir frappé sa fille, tout en affirmant ne pas se souvenir de plusieurs sévices examinés au procès.
Une audience centrée sur les explications de la mère
Dans leurs comptes rendus de l’audience du 6 novembre, RTL et Le Monde décrivent une accusée interrogée sur les blessures de l’enfant et sur leur origine. Elle admet des gifles, mais oppose des souvenirs incomplets à certaines questions. Ses déclarations sont celles d’une personne jugée : elles ne remplacent ni les expertises ni l’appréciation de la cour.
Des maltraitances au cœur du dossier
Les débats portent sur des violences répétées, notamment des fractures, des brûlures et des morsures. La mère décrit une relation difficile avec Inass après la période durant laquelle la fillette avait vécu auprès de sa grand-mère au Maroc. Ce récit est son explication devant les assises, pas une justification des violences ni un constat indépendant sur leur cause.
Les constatations médico-légales doivent être distinguées des souvenirs invoqués à la barre. L’objet du procès est précisément d’examiner les faits et la responsabilité de chacun des accusés au regard du dossier et des débats contradictoires.
Le père comparaît également
Halima El Bakhti est jugée pour des actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner ; Ahmed Touloub, le père, comparaît pour complicité. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Il s’agit de la peine maximale encourue, pas d’une condamnation déjà prononcée.
Une enfant longtemps restée sans identité
Inass avait quatre ans lorsque son corps a été découvert en 1987. Son identité n’a été retrouvée que plusieurs décennies plus tard, grâce aux investigations génétiques. Ses parents ont été interpellés en 2018. L’expression « petite inconnue de l’A10 », longtemps utilisée pour désigner l’affaire, rappelle cette très longue période pendant laquelle son prénom n’était pas connu des enquêteurs.
Ce qui reste à établir au procès
Ouvert le 2 novembre à Blois, le procès doit se poursuivre jusqu’au 18 novembre selon le calendrier annoncé. Les comptes rendus publiés samedi relatent l’audience de vendredi : ils ne doivent pas être présentés comme une nouvelle audience tenue le 7 novembre. La présomption d’innocence demeure applicable jusqu’à une décision judiciaire.
Sources : RTL, compte rendu publié le 7 novembre, audience du 6 ; Le Monde, 7 novembre à 5 heures, actualisé à 6 h 08 ; Sweet FM, bilan de la première semaine du 6 novembre.

