Le G7 a décidé ce vendredi 2 octobre de libérer, de façon coordonnée, 100 millions de barils de pétrole et de produits raffinés afin de tenter de stabiliser les marchés énergétiques. L’opération, pilotée par l’Agence internationale de l’énergie, doit commencer immédiatement et s’étaler sur quatre mois.

Mise à jour du 2 octobre à 17 heures : l’annonce d’une réunion évoquée dans la première version de cet article est désormais suivie d’un accord officiel du G7.
100 millions de barils sur quatre mois
Le communiqué publié après la visioconférence présidée par Emmanuel Macron prévoit une libération coordonnée par l’Agence internationale de l’énergie. Reuters et Associated Press confirment que le volume annoncé atteint 100 millions de barils, en tenant compte des engagements déjà exécutés.
Une part importante des stocks de gazole doit être mobilisée dès les vingt premiers jours. Le détail pays par pays n’était pas encore public au moment de cette mise à jour : il reste donc impossible d’attribuer avec précision un volume à la France ou à chacun des autres membres.
Raffineries et échanges entre partenaires
Les dirigeants veulent également coordonner les périodes de maintenance des raffineries afin d’éviter des arrêts simultanés, et augmenter temporairement leur utilisation lorsque cela est techniquement possible. Ils appellent aussi les pays disposant d’importantes capacités de raffinage à accroître la production de produits raffinés, en particulier de gazole.
Emmanuel Macron a indiqué que les partenaires entendaient éviter les mesures limitant les échanges d’énergie et de produits pétroliers entre eux. Cette orientation vise à empêcher qu’une restriction nationale d’exportation ne déplace la pénurie vers un autre marché.
Ce que cette décision peut changer
Une mise sur le marché de réserves stratégiques augmente l’offre disponible à court terme et peut détendre les prix de gros. Elle ne garantit toutefois pas une baisse immédiate ou uniforme à la pompe. Les prix payés par les consommateurs dépendent aussi du raffinage, du transport, des taxes, des marges de distribution et de l’évolution du marché mondial.
Le développement majeur de cette fin d’après-midi est le passage d’une concertation annoncée à une décision chiffrée, assortie d’un calendrier. La mise en œuvre effective devra maintenant être suivie par l’AIE et les gouvernements concernés.
